L’ambroisie, cauchemar des allergiques

Après les cyprès, les bouleaux et les graminées, l’allergie à l’ambroisie débarque avec virulence en cette fin d’été. 

L’ambroisie, cauchemar des allergiques

Mais quelle est cette plante ? D’où vient-elle ? Et surtout, comment combattre ses effets indésirables?

Une plante introduite au XIXe siècle

Végétal envahissant, l’ambroisie est originaire d’Amérique du Nord. Introduite en France dans les années 1960, cette plante regroupe quatre espèces différentes.



Elle peut atteindre 1,80 mètre et est extrêmement résistante. L’ambroisie s’adapte à presque tous les terrains, ne craint pas la sécheresse et produit des graines qui peuvent rester viables plus de 10 ans dans le sol… Au-delà de ses berceaux historiques, elle s’est déjà répandue dans certaines régions d’Australie, d’Amérique du Sud et même du Japon.

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En France, la région Rhône-Alpes est le territoire le plus envahi par ce végétal qui fait régulièrement l’objet de campagnes d’arrachage. Toutefois, les fruits épineux qui s’accrochent fréquemment aux poils des animaux et aux vêtements favorisent une dissémination rapide des pollens, qui est difficile à endiguer. En France, par exemple, il n’existe pas de plan national contre cette plante.

Plante, pollen, allergie : le triptyque de l’été

L’allergie à l’ambroisie fait partie des allergies aux pollens saisonnières qui touchent déjà à des degrés divers près de 40 % des Européens. Ces allergies peuvent être provoquées par les pollens de certains arbres (bouleau, cyprès…) au printemps, puis en été et à l’automne par les pollens de graminées ou de « mauvaises » herbes.

Quels sont les risques ?

Le pollen contenu dans les fleurs ainsi que les tiges de l’ambroisie provoquent de violentes allergies. « En règle générale, les manifestations cliniques sont respiratoires avec des obstructions nasales, des problèmes oculaires comme des conjonctivites, des démangeaisons ou encore des eczémas des paupières. Les symptômes sont nombreux », précise Myriam Bensoussan-Jakubowicz, allergologue pratiquant à Vienne, non loin de Lyon.

Quelques grains de pollens inhalés peuvent également suffire à provoquer « de l’asthme », des rhinites ou encore trachéite (une inflammation de la trachée très douloureuse).

Pour s’en prémunir, plusieurs moyens de lutte existent. « En cas de crises allergiques, un traitement à base d’antihistaminiques ou de corticoïdes est possible. Le patient peut également se faire désensibiliser en hiver avec un traitement de fond inoculé soit par voie orale, soit par voie sanguine », explique l’allergologue.

Une plante qui progresse dans toute la France

Avide de nouveaux territoires, l’ambroisie continue de gagner du terrain « L’ambroisie continue sa colonisation vers le Midi-Pyrénées, l’Aquitaine, les Charentes, et le réchauffement climatique fait que sa production de pollen se poursuit désormais jusqu’à fin octobre », explique Guillaume Fried, agronome à l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), dans la revue Sciences et Avenir,

Comment expliquer la virulence de cette allergie ?

Le réchauffement climatique est-il responsable de tous les maux ? Selon une étude publiée jeudi 25 août, ce dernier pourrait multiplier par deux le nombre d’Européens souffrant d’allergies aux pollens d’ambroisie d’ici à 2050 et le porter à 77 millions contre 33 millions aujourd’hui. « Mais si des mesures sont prises pour lutter contre l’ambroisie, le nombre des allergiques pourrait tomber à 52 millions en 2050, ou au contraire s’élever à 107 millions si la propagation se fait plus rapidement que prévu »...

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