Un patch "anti-allergie" ?

Un patch "anti-allergie" ?
Un patch "anti-allergie" ?
Un espoir de patch pour les personnes allergiques aux cacahuètes, au lait de vache, aux œufs. Les recherches d'une société française très cotée.
DBV conquiert l’Amérique avec son patch contre l’allergie à la cacahuète

La biotech française a levé 245 millions sur le Nasdaq. Elle pèse désormais 2 milliards de dollars.

C’est le dernier épisode en date d’une « succes story » : la société française DBV Technologies, spécialisée dans le traitement des allergies alimentaires, vient de lever 245 millions d’euros sur le Nasdaq, via une augmentation de capital, moins d’un an après y être entrée et y avoir récolté 100 millions d’euros.

Il faut dire que le premier produit de DBV intéresse au premier chef, les Américains. Il s’agit d’un patch permettant de traiter l’allergie à la cacahuète, une denrée omniprésente dans les produits agroalimentaires aux Etats-Unis et source d’un nombre croissant de cas d’allergies.

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« On estime que de 3 à 5 millions de personnes souffrent aux Etats-Unis de formes sévères [potentiellement mortelles] d’allergie à la cacahuète et que 2 % des enfants des pays développés sont concernés », explique Pierre-Henri Benhamou, président et fondateur de la société.

Or, il n’y a aujourd’hui aucun traitement. D’où un marché potentiel de 1,5 à 2 milliards de dollars pour le patch. Les investisseurs y croient puisqu’ils se sont précipités, sursouscrivant 10 fois l’offre, et portant la capitalisation boursière de cette société qui emploie 90 personnes à 2 milliards de dollars.

« Un statut de “traitement de rupture” »

« Depuis notre entrée au Nasdaq nous avons encore gagné en crédibilité, observe Pierre-Henri Benhamou. La FDA a décerné à notre patch cacahuète le statut de “traitement de rupture”. Nous allons, ainsi, pouvoir bénéficier d’un développement et d’une évaluation réglementaire plus rapide. »

L’Agence européenne, ayant déjà donné un avis favorable à un essai de phase III, celui-ci devrait pouvoir démarrer au plan mondial avant la fin de l’année.

Il doit inclure quelque 300 enfants aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et en Europe et coûtera la bagatelle de 15 à 20 millions d’euros. En ligne de mire, le lancement du produit aux Etats-Unis en 2018. DBV le fera seul car les spécialistes des allergies alimentaires sont peu nombreux (5.000 aux Etats-Unis) et les grands laboratoires ne connaissent pas le domaine...

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